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Actualité

Le Libéria renouvelle le mandat d’Ellen Johnson Sirleaf

16 janvier, 2012 par encrenoir dans Actualité, Politique

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En 2006, le Magazine Forbes nommait Mme Sirleaf 51e femme plus puissante au monde. En 2010, Newsweek la classait parmi les dix meilleure chef d’État au monde, tandis que Time la compte parmi les dix premiers leaders féminins.

En 2006, le Magazine Forbes nommait Mme Sirleaf 51e femme plus puissante au monde. En 2010, Newsweek la classait parmi les dix meilleure chef d’État au monde, tandis que Time la compte parmi les dix premiers leaders féminins.

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf prête aujourd’hui serment pour son second mandat, après avoir remporté sa réélection lors d’un vote en novembre 2011.

Ellen Johnson Sirleaf, reconnu pour ses nerfs d’acier, corécipiendaire du prix Nobel de la paix en 2011, mène le pays divisé par plusieurs guerres internes depuis janvier 2006.

À l’âge de 73 ans, le second mandat de la première femme élue au suffrage universel à la tête d’un État africain s’annonce complexe.

Perçue comme un symbole de la reconstruction d’après-guerre avec un statut de rock star à l’étranger, Mme Sirleaf n’est pas à l’abri des critiques locales. On l’a blâmé pour l’échec dans le processus de réconciliation du pays, ce que certains attribuent à un passé douteux.

« La politique… la politique », soupire Mme Sirleaf lorsqu’elle fait face à ces imputations dans une rencontre avec des journalistes internationaux, après que son rival Winston Tubman ait abandonné la course. Tranquillement elle déviait la myriade de critiques envers elle pour toujours revenir à la nécessité de réconcilier et d’avancer.

Après deux mois de négociations, M. Tubman reconnait finalement la victoire de Mme Sirleaf à la veille de son inauguration, lundi, affirmant que son parti serait incorporé au gouvernement.

Lorsque la « Dame de Fer » de l’Afrique est devenue chef de L’État du Libéria en 2005, elle a pris en charge d’une nation traumatisée avec 14 ans de guerre civile, sans électricité, eau courante ou infrastructure. Toutefois, remouler la première nation d’Afrique à avoir obtenu son indépendance en 1847, où les institutions se détérioraient jusqu’à la moelle, n’a jamais été chose facile.

L’ardeur envers Mme Sirleaf s’est toutefois refroidie quand dans une Commission Vérité et Réconciliation en 2009 son nom figure sur une liste de personnes qui ne devaient pas occuper des fonctions publiques pendant 30 ans pour avoir financé la campagne présidentielle du chef de guerre devenu président Charles Taylor.

Le 5 novembre 2007, le président des États-Unis Georges W. Bush remet à Ellen Johnson Sirleaf la médaille de la liberté. Elle est décernée à des personnes, américaines ou non, qui ont fourni « une contribution particulièrement méritoire pour la sécurité ou les intérêts nationaux des États-Unis, un monde de paix, ou des efforts remarquables dans le domaine culturel ou autres, public ou privé. »

Le 5 novembre 2007, le président des États-Unis Georges W. Bush remet à Ellen Johnson Sirleaf la médaille de la liberté. Elle est décernée à des personnes, américaines ou non, qui ont fourni « une contribution particulièrement méritoire pour la sécurité ou les intérêts nationaux des États-Unis, un monde de paix, ou des efforts remarquables dans le domaine culturel ou autres, public ou privé. »

Mme Sirleaf admet avoir initialement soutenu l’insurrection de M.Taylor contre la dictature de Samuel Doe en 1989 qui a conduit le pays dans sa première guerre civile, mais elle est devenue une farouche opposante du régime quand la véritable ampleur de ses crimes de guerre est devenue chose apparente. Pendant son règne à la tête de l’État, M. Taylor combattait tous ceux qui s’opposaient à son pouvoir. La répression contre l’opposition fera 150 000 morts jusqu’en 1995.

Elle admet également que l’élaboration d’un rapport sur le passé du pays a pris du temps. En contrepartie, elle affirme que son nouveau mandat commencera par permettre aux gens de se réunir pour parler, faire des aveux, et rechercher le pardon de l’autre.

« Je serai moi-même l’une des premières à me confesser parce que j’ai moi-même été nommée dans le rapport. »

Initialement, la chrétienne méthodiste pensait ne servir qu’un seul terme, mais a ensuite changé d’idée, disant qu’elle avait besoin de plus de temps pour poursuivre son travail dans la reconstruction du « pays brisé ».
La moitié des routes autour de Monrovia, sa ville natale, ont été reconstruites et la capitale libérienne a maintenant l’eau courante. L’électricité qui fut une chose inexistante dans la ville d’un million d’habitants, est disponible dans certaines parties de la ville, mais l’offre est encore aléatoire.

Mme Sirleaf a attiré des investissements de plus de 16 milliards de dollars dans les mines, l’agriculture et la sylviculture et dans l’exploration pétrolière.

Selon la présidente, ces investissements généreront des emplois dans la prochaine année et le gouvernement se concentrera alors sur la formation professionnelle et technique des jeunes dont la plupart n’ont pas les compétences suffisants pour être embauchés.

Formée à la prestigieuse Université Havard, Mme Surleaf a servi comme ministre des Finances sous les présidents William Tolbert puis William Tubman, avant d’avoir perdu des décennies en exil. Elle a également travaillé pour la Banque mondiale.

La septuagénaire fut mariée à 17 ans, puis divorcée après une relation abusive. Elle a quatre fils et 11 petits-enfants.

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